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Suite de l’aventure “fais pousser tes tomates toi-même”.

La première salve de semences s’est soldée par une demie réussite et un échec.

Mes poivrons n’ont rien donné. A mon avis c’est qu’il fait encore trop froid. (ça fait deux ans que je fantasme sur un réchauffeur de semis)

Les tomates coeur de boeuf ont levé à moitié, il y en a 16 exploitables actuellement (j’en ai cassé une, comme une bourrique).

Entre temps, ma mère a fait ses expériences, et elle avait mis en terre une graine de glycine (récupérée à Azay-le-rideau en janvier) et des graines de pin (joli, mais dont je ne connaîs pas le nom, récupérées pendant une balade dans la montagne). Et bien, tout a levé ! (elle doit avoir la main du semis verte, parce qu’après, elle a plutôt tendance à les faire crever…)

Dans la jardinière des tomates, là où il restait de la place, nous avons semé des graines de tomates noires de Russie (certifiées bio… à la base on cherchait des noires de Crimée). Et bien les 13 premières montrent déjà le bout de leur tige, alors que nous les avons semées dimanche soir (me semble-t-il) !

A part ça, le pot de notre futur séquoïa géant de Californie (pour l’instant il est tout petit), est envahi de champignons ! (qui sont presque aussi grands que lui) Nous sommes déjà à notre énième tentative pour le séquoïa, et celui-ci ayant tenu plus d’un an, il n’est pas question que nous le perdions, alors comme il m’a l’air un peu faiblard, je vais fortement suggérer à ma mère (c’est le sien) de le changer d’environnement. (envahi je vous dis !)

Dans la série des essais étranges, nous avons réussi à faire pousser un ginko biloba. Nous avions acheté la graine (à prix d’or) , puis l’avions planté selon les recommendations, et il a poussé ! Après quelques années, il est à présent haut comme mon genou, et nous l’avons planté en pleine terre à la campagne.

Champignons et séquoia

J’édite pour dire qu’à présent il y a 17 pieds de tomates noires de Russie qui sont sortis. (et ils poussent à toute vitesse… c’est émouvant)

Comme vous le savez, je suis en pleine révolution : j’ai décidé de lutter contre l’empatement et la sédentarité en général.

J’ai donc commencé un régime (qui ne fonctionne pas, bien entendu), j’ai acheté des magazines sur les régimes (qui décrivent exactement celui que je suis actuellement… vous savez, celui qui ne fonctionne pas), j’ai fait récupérer un vieux vélo d’appartement (c’est dommage pour le Tourmalet, cette année nous allons à la mer), et en début de semaine j’ai acheté des bracelets-poids (1kg chacun à scratcher aux poignets ou aux chevilles).

Et hier, finalement, prenant conscience que je n’allais pas pouvoir muscler que les jambes (qui sont déjà pas mal), j’ai regardé sur le net, et j’ai trouvé des exercices de fitness pour muscler le reste de mon mou.

Sur le principe c’est une très bonne idée. Mon père m’a même félicité (un truc à peu près aussi courant ici que les éclipses totales). En vrai…

La dame du fitness pour les bonnes-femmes qui n’ont que 10min par jour dit qu’il faut faire trois séries de cinq mouvements, et que si on a le temps, on peut faire 5×5. Je me suis dit, j’ai le temps, alors allons-y, on s’arrêtera quand on en aura marre (le sport, j’en ai vite marre en général). Et bien je me suis arrêtée péniblement à 3 séries.

Pourquoi ? Et bien d’abord car c’est particulièrement inconfortable (même avec un tapis… quand on fait ma masse, être par terre c’est pas la joie), et ensuite car je suis beaucoup plus molle et beaucoup moins résistante que je le croyais.

Le pire dans tout ça, c’est que si on fait abstraction des 2cm de gras, le muscle dessous est dur (pas très, mais juste ce qu’il faut pour que ce soit moëlleux).

Cela dit, comme je suis désespérée, je vais continuer… On verra ce que ça donnera.

- infinitif du verbe étonnerait

- semis des piments doux des landes à que

- rustica repiquage des tomates

- “maggy smith

- sous vert

- Mon oeuvre

Bon, j’ai loupé quelques jours, mais voilà le compte rendu de ces derniers jours :

- no de téléphone d’eurostar pour reserv

- filles bar koh chang

- croquette hypermarché

- photos plantules tomates

- temps passe francais allait voir

- semoir de jardin

- bouts de tissu

- semer piment à la bonne lune

- “marais salant”+bangkok

et l’habituel : faire une trousse en patchwork

J’ai mis à profit mon inactivité pour aller prendre une carte au cinoche du coin (6 places à 39€ le lot, quand on sait que le tarif plein est à 8€50, ça va…).

Et j’en ai aussi profité pour aller voir un film, “Le come-back”, avec Hugh Grant en moule-boules et Drew Barrymore en fille pas trop courge.

Et vous ne connaissez pas le meilleur ?

Ca : http://www.youtube.com/watch?v=S0A7dtdc-nU

Donc hier soir nous (mes parents et moi) sommes allés au concert de Eddy Mitchell au zénithou.

Moyenne d’âge dans la salle, 58 ans.

La playlist était essentiellement constituée des chansons de son nouvel album, avec une poignée de ses tubes mythiques. (il fallait que je le place celui-là)

Ses musicos sont super bons (rock’n roll !), et même à 64 ans Monsieur Eddy assure le show. Le décor façon New Orleans en plastique faisait le maximum avec un minimum (de toute manière c’est pas un concert de Mylène Farmer).

En bis nous avons eu droit à Pas de boogie woogie, ce qui achèva le public en beauté.

Concernant la salle, malgré l’insatisfaction de mon père (qui n’y connaît rien car son dernier concert remonte aux années 60 et à Michèle Torr), le confort est spartiate mais suffisant, bien qu’on puisse regretter le trop grand volume sonore.

Comme de bien entendu j’étais assise à côté de l’abruti de fan ultime, qui a tapé du pied et des mains pendant deux heures, et en chantant toutes les chansons. Pour la blague, dans la salle il a vu plusieurs de ses “copains”, et même en beuglant leur nom pour les appeler, aucun d’eux ne s’est retourné ; étrange, n’est-il pas ?

Donc au final un excellent moment, sauf que la prochaine fois nous n’oublierons pas les bouchons à oreille (merci à Grincheux qui était tellement stressé qu’il nous a poussé dans la voiture sans autre forme de procès… c’est pas comme si on habitait à plus de trois minutes…). Eddy Mitchell c’est vachement bien. (en voilà une belle critique constructive…)

Alors on me dit “tout le monde va avoir un drapeau français et on va tous l’afficher devant chez soi”.

D’abord, qui va les financer ces drapeaux ? Et d’où vont-ils venir ?

Et puis si on ne veut pas ? Et si on n’est pas français ?

Et si du coup ceux qui ne l’affichaient pas subissaient la discrimination, ou pire des abus de la part de certains pour qui ça comptent un peu trop ? (et inversement)

Voilà. Parce que quand les journalistes se planquent de peur du qu’en dira-t-on, il faut bien dire ce qu’on a à dire.

Les français ont un rapport au nez, et à son contenu, assez particulier.

Je n’évoquerais pas ici Cyrano ou les effets érotiques que peuvent provoquer un nez, mais je me pencherais plutôt sur des aspects plus concrets de notre approche du nez.

Traditionnellement la France est le pays de la gastronomie, du parfum, des choses liées intrinsèquement à l’odorat, donc au nez.

Mais cela va beaucoup plus loin : n’avez-vous jamais observé les autres automobilistes dans un bouchon, ou à un feu, en train de se fouiller le nez, le doigt dans la narine jusqu’à la deuxième phallange, retirer le fameux doigt, observer le trésor si durement extirpé, et puis s’en désintéresser en l’envoyant valser dans l’habitacle ? Le même processus a lieu tout aussi souvent devant la télé, ou dans d’autres moments d’intense concentration, ne réquérant pas l’usage des deux mains. On pourrait sûrement le relier à ces tics qui nous rassurent, depuis que nous avons du abandonner le sein maternel et le pouce si pratique.

Mais n’allons pas pousser de cris : il fut un temps où ceux qui n’avaient pas les moyens de s’offrir de jolis mouchoirs en tissu se mouchaient dans leurs doigts et en secouaient le mucus par terre (comme on peut encore aujourd’hui le voir dans le métro ou le rer, ou dans certains pays…). Alors vous le voyez, il y a eu bien pire, et extirper ainsi ce qui encombre nos voies respiratoires, et de façon si décontractante, ne devrait pas être montré du doigt.

Nous comptons aussi dans nos petites habitudes un réflexe dont les origines se perdent dans la nuit des temps, et auquel plus personne ne fait attention tant il est banal et fait sans y prêter attention ; la prochaine fois que vous vous moucherez, observez la façon dont, une fois l’acte accompli, vous allez jeter un bref coup d’oeil au contenu du mouchoir avant de le replier et de le jeter (ou de le fourrer au chaud au fond de votre poche). Cet acte apparemment anodin est lourd de sens, car rares sont les autres nations à le faire, et à pouvoir tirer autant d’informations que nous dans son accomplissement. De ce bref coup d’oeil nous tirons des conclusions sur notre santé, et notre environnement : “tiens, j’ai de la sinusite” ou “qu’est-ce que l’air est pollué”.

Mais si nous n’y prêtons pas gare, bientôt la mondialisation aura la peau de ce particularisme national : est-ce que nous ne nous sentons pas gênés ou complexés quand nous devons nous moucher au milieu d’une foule de japonais qui nous regarde comme des monstres alors qu’ils reniflent et se raclent la gorge bruyamment, ou quand on nous fait comprendre qu’il n’est pas poli de fourrer son doigt dans son nez, alors que la poussière nous empêche de respirer, et que notre voisin vient quant à lui de ventiler son système digestif et arbore à présent un air benoît ?

Alors dédramatisons la situation, et encourageons les uns et les autres à fouiller leur nez, à bien observer le contenu du mouchoir, car si ça vous fait du bien, il n’y a pas de raison de s’en priver.

Evitez cependant de le faire sous le nez du patron, surtout s’il vient de vous serrer la main, car cela pourrait l’amener à ne plus avoir à recommencer. Tout le monde s’y adonne, mais on n’aime pas savoir que l’autre le fait aussi. Le fouillage de nez est un secret bien mal gardé.

J’édite pour dédier cette entrée à mon papa, champion du monde de fouillage de nez en voiture sur autoroute. (si il lit ça, je vais me prendre une de ces engueulades… dont il est champion du monde en dîner)

Juste une petite entrée pour expliquer une parenthèse de l’entrée précédente (et pourquoi Dora l’exploratrice n’a aucune chance de survie dans le triste monde qui est le nôtre).

Nous allons donc pour ça revenir plusieurs mois en arrière.

Val et moi revenons de Phnom Penh (Cambodge) après une semaine dans sa famille. Point de retard de l’avion (je recommande chaudement Bangkok Airways qui n’est pas la moins chère, mais qui a le service qui va avec ses tarifs), nous arrivons à Bangkok en fin d’après-midi (soirée pour les autochtones).

Nous prenons un taxi qui sait où nous allons (pour de vrai), c’est merveilleux.

Jusqu’à ce que nous atteignons Bangkok… Les fortes pluies (c’est la mousson n’oublions pas) de ces derniers jours font tout déborder et les klongs refoulent (au sale comme au figuré). Et ces braves gens, qui vivent avec plus de pluie en une semaine que la plaine de Limagne en un an, sont bloqués par 15cm d’eau.

Nous devons donc faire le poireau dans le taxi en attendant de pouvoir atteindre notre hôtel. Fort heureusement nous avions réservé (avec acompte) 10 jours plus tôt avant de partir pour le Cambodge. Cela fait déjà deux heures que nous sommes dans le taxi (il ne faut pas plus de 45min pour faire le trajet normalement) dont le compteur tourne toujours, et mon calme n’est plus à perdre, car cela fait déjà une bonne demie-heure qu’il est parti par la fenêtre. Je trépigne (oui, oui, assise dans le taxi) d’impatience et d’incompréhension (le panneau indicateur au-dessus de nos toits de voiture indique que tout va bien sauf sur 200m). Le temps passe malgré tout. Au bout de quelques minutes, ma camarade a la géniale idée d’appeler l’hôtel pour leur dire que nous serons en retard.

Avant ce voyage je n’avais jamais vu Val perdre son sang froid (le contraire de moi, en somme). Là-bas j’y ai eu droit une fois par semaine. Cette fois-ci en est une.

La réceptionniste mal embouchée et pédante (quand on a un hôtel avec des cafards ça ne devrait pas être le cas) lui répond que c’est trop tard qu’ils n’ont plus de chambres, et Val de lui rétorquer que nous avions versé un acompte, ce qui eut l’effet bienvenu de lui faire fermer son clapet et c’est bredouillante qu’elle lui a dit qu’elle allait voir pour trouver une solution.

C’est à ce moment là que j’ai sorti mes mots-croisés.

Finalement au bout de 4h le taxi nous déposait devant l’hôtel pour la modique somme de 750 baht. (un mois d’un bon salaire local)

Nous nous sommes pointées pas contentes à la réception de l’hôtel, qui a failli nous envoyer paître, mais voyant nos mines (je crois que j’avais l’air très menaçante, surtout de la façon dont je regardais leurs beaux ordinateurs tous neufs), la bonnefemme a vite compris, et nous a dit de la suivre… de l’autre côté de la rue, un peu plus loin. Elle nous avait pris une chambre (sans supplément) dans un autre hôtel. Sauf que ces gens ne connaissent pas les lois internationales du surbooking, et nous nous sommes retrouvées dans une chambre minuscule, avec un lit pour une personne et demie (et ceux qui me connaissent savent que je fais déjà une bonne personne entière), et une fois nos valises posées, il fallait faire des sauts pour atteindre la salle de bain (et il était hors de question de vouloir ouvrir la porte). Heureusement il y avait la clim’ (à défaut de télé), et la salle de bain était tout à fait correcte. Mais en attendant il nous fallait récupérer les choses que nous avions laissé à la consigne de l’autre hôtel pendant que nous étions à Bangkok (on n’allait quand même pas se trimbaler 1kg de chips de durian).

En rentrant en France je me suis empressée de laisser mes impressions en anglais sur les sites consacrés (là où nous avions trouvé les différentes adresses des hôtels ainsi que les avis des consommateurs). J’espère qu’ils s’en mordent les doigts, car de beaux ordinateurs (à tarif prohibitif, car même dans le centre commercial dernier cri à côté on ne trouvait pas ces prix-là) ne remplacent pas un service correct et des chambres propres.

Moralité de l’histoire : ceux de ce bouiboui n’en ont pas. Ne séjournez jamais au A-one Inn de Bangkok. Never book a room in A-one Inn Bangkok.

(des fois que des anglophones tomberaient ici)

Par contre si vous ne craignez pas les draps bof, l’auberge de jeunesse de Phitsanulok (côté fleuve) est très bien située et vraiment pas chère.

Tiens je pense à un truc : on a mis beaucoup de temps à comprendre que les thais considèrent 8h du soir comme très tard ; par contre je n’ai jamais tilté que les bus circulaient jusqu’à très très tard, ce qui n’est pas le cas en France. Et quand nous rentrions à 9h passées (voir presque 10h quand on avait pas de chance) on avait toujours un bus. Alors que le bon sens aurait voulu qu’on se retrouve dans la tut et qu’on doive faire 10 bornes à pied… Qu’est-ce qu’on est innocentes quand même… (parce que nous on se pointe à l’arrêt de bus à 9h comme si de rien n’était et un peu plus tard le bus passe… en fait nos petits cerveaux mous ont du faire l’amalgame entre le bus et le métro, bien que Bangkok ait un métro…)

Ca y est ! J’ai fait un mail en engrish à l’auberge de jeunesse de Saint Paul (mieux situé tu meurs) pour leur demander un changement de dates (c’est tellement malin de réserver l’hébergement avant le transport), et ils l’ont fait ! Il faudra que je fasse un petit mail de remerciement en leur disant que je les re-mailerai avant notre arrivée. (parce que chat échaudé craint l’eau froide)

Sinon London Walks a sorti son programme estival (oui, oui, mi-mars c’est l’été à Londres), nous allons donc pouvoir faire notre petit programme de balades commentées, et éventuellement y inclure une séance de théâtre. Et le reste, c’est à dire faire une liste des choses à voir absolument, des choses à faire en priorité, et des choses qu’on pourrait voir et faire si on a du temps de reste (pfffff… franchement…).

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